Hôtesse de l’air, directrice commerciale, puis consultante en recrutement pendant près de 9 ans : le parcours de Floriane est loin d’être linéaire. Après plusieurs années en cabinet, elle a pourtant fini par ressentir le besoin de travailler plus librement. Aujourd’hui recruteuse indépendante chez Achil, elle revient sur ce que le cabinet lui a appris, le déclic qui l’a poussée à franchir le pas et les réalités d’un métier où autonomie rime avant tout avec discipline.
Peux-tu nous raconter ton parcours avant de devenir recruteuse indépendante ?
« J’ai un parcours assez atypique », prévient Floriane. Sa carrière commence loin du recrutement puisqu’elle débute comme hôtesse de l’air chez Air Caraïbes, avant de devenir directrice commerciale pour une salle de sport Fitness Park.
C’est à ce moment-là qu’un cabinet de recrutement vient la chercher. « Je me suis dit : pourquoi pas ? C’était une nouvelle aventure, un nouveau challenge. » Elle découvre alors un métier qu’elle ne connaît quasiment pas et dans lequel elle restera finalement plusieurs années. « Je suis restée presque 7 ans dans ce premier cabinet, puis j’ai été débauchée par un autre dans lequel j’ai travaillé pendant 2 ans. »
Après presque 9 années dans cet univers, une réflexion commence à s’imposer : « À un moment donné, je me suis dit que j’avais pris tout ce que j’avais à apprendre du cabinet. J’avais acquis de l’autonomie, une expertise et je pouvais maintenant me lancer dans l’indépendance. »
Qu’est-ce que tes années en cabinet t’ont appris ?
Sur ce point, Floriane est catégorique : « Ça m’a appris tout le métier ! » Lorsqu’elle arrive dans le recrutement, son expérience se limite essentiellement aux commerciaux qu’elle avait elle-même recrutés lorsqu’elle travaillait dans le secteur du fitness.
Le cabinet lui permet donc de construire progressivement son expertise. « J’ai appris à faire des entretiens, à comprendre les métiers, à rencontrer énormément de candidats. On peut penser qu’on connaît un métier, par exemple qu’on sait ce qu’est un comptable. Et puis on découvre qu’en réalité, il existe cinq ou six typologies de comptables différentes. C’est en faisant des entretiens qu’on comprend vraiment les métiers. C’est capital d’échanger avec un maximum de candidats. »
Les rendez-vous clients, la prospection et l’accompagnement de consultants plus expérimentés lui permettent également de gagner en assurance. « Ça donne énormément de tips pour ensuite se sentir à l’aise et surtout bien connaître son sujet. »
Avec le recul, elle considère donc le cabinet comme une excellente école. « Je ne cracherai jamais sur toutes ces années. À l’époque, surtout quand j’étais junior, j’avais besoin d’un cadre pour ne pas m’éparpiller. Ça m’a appris le métier, mais aussi à m’organiser, à être régulière dans mes journées et dans mes chiffres, et à penser quantité mais surtout qualité. »
« C’était dur, avec beaucoup de pression au quotidien. Mais aujourd’hui, en tant que recruteuse freelance, la seule pression que j’ai est celle que je me mets moi-même car j’ai envie de réussir. C’est une pression saine, qui me pousse à maintenir un certain rythme pour atteindre les objectifs que je me suis moi-même fixé. »
Qu’est-ce qui ne te convenait plus dans le fonctionnement d’un cabinet ?
Avec l’expérience, certaines obligations lui paraissent progressivement moins pertinentes. Floriane cite notamment les nombreux KPI qui rythmaient son quotidien : un nombre minimum d’entretiens candidats ou de rendez-vous clients à réaliser chaque semaine, indépendamment des besoins réels.
« On devait faire en moyenne quinze entretiens candidats dans la semaine, même quand on n’avait pas forcément les postes en face, pour entretenir le fameux vivier. Je n’étais plus du tout dans cette logique. Si j’ai des postes, je vais faire tous les entretiens nécessaires. Mais si je n’en ai pas, je préfère utiliser ce temps pour faire davantage de commercial et faire rentrer des missions qualifiées. »
Même constat pour les rendez-vous clients. « On pouvait te demander trois rendez-vous chaque semaine alors que tu pouvais très bien en avoir deux une semaine et six la suivante. Je trouvais qu’on cherchait parfois à être régulier pour être régulier, sans forcément se demander s’il y avait une véritable valeur ajoutée. »
Ce n’est donc pas le principe même des KPI qu’elle remet en question, mais leur utilisation. Avec l’expérience, Floriane ressent surtout le besoin de décider elle-même où placer son énergie. « J’avais envie de réussir à faire le tri entre ce qui est vraiment important et ce qui l’est moins. »
À quel moment as-tu réellement envisagé l’indépendance ?
Le déclic intervient lors de sa dernière expérience en cabinet. Après presque 7 ans dans la même structure, Floriane rejoint une nouvelle entreprise dans laquelle elle travaille entièrement à distance.
Une période difficile, mais qui lui apporte paradoxalement l’une des compétences qui lui sera la plus utile pour la suite : l’autonomie. « Le 100 % télétravail m’a appris à travailler complètement seule, même s’il restait évidemment un cadre. J’ai appris à m’organiser seule, à commencer à 8h30 ou 9h, à faire de grosses journées sans me dire : je suis chez moi donc je prends des pauses quand je veux. »
Cette expérience finit aussi de la convaincre qu’elle ne souhaite plus revenir au fonctionnement traditionnel d’un cabinet. « Pour moi, le cabinet est une très bonne école quand on est junior. Pendant deux, trois, peut-être quatre ans, c’est vraiment bien. Mais une fois qu’on sait où on va, qu’on connaît ses métiers et qu’on a développé une véritable expertise, je pense qu’on peut s’envoler. »
Une autre question entre alors dans l’équation : celle de la rémunération de l’effort fourni. « Je me suis demandé pourquoi je continuais à toucher seulement une partie de ce que je produisais alors que je connaissais mon métier et que je savais aller chercher mes propres missions. »
Car la prospection faisait déjà partie intégrante de son quotidien en cabinet. « Aujourd’hui, je fais exactement la même chose qu’en cabinet. Ce n’est pas facile tous les jours : tu peux passer énormément d’appels pour obtenir un seul mandat… Sauf que maintenant, je le fais pour moi, et la rétribution est bien meilleure. »
Avais-tu des craintes avant de te lancer ?
Comme beaucoup de futurs indépendants, la première inquiétude de Floriane est financière. « Oui, le facteur financier, clairement. La perte de sécurité liée au salaire mensuel, au départ, c’était ma principale crainte. »
Elle s’interroge également sur la solitude que peut entraîner l’indépendance. Des préoccupations que partagent de nombreux professionnels, comme le montre le Baromètre du recrutement freelance 2025. Habituée au télétravail, elle sait déjà travailler seule, mais le passage au statut d’indépendante signifie aussi ne plus avoir de collègues au sens traditionnel du terme. « Je me demandais quand même si le fait de ne plus avoir de collègues au quotidien n’allait pas être difficile. »
Son expérience précédente finit cependant par la rassurer. « Je m’étais dit que si j’avais réussi à travailler seule pendant deux ans avec énormément de pression et que ça fonctionnait, je pouvais le faire dans un cadre que j’avais choisi, d’où je voulais et en organisant mes journées comme je le souhaitais. »
Est-ce que ton métier a changé depuis que tu es indépendante ?
Sur le fond, peu de choses : Floriane recrute, prospecte, rencontre des candidats et accompagne ses clients comme auparavant. Ce qui change profondément, en revanche, c’est sa manière d’organiser son activité.
« La transition s’est faite assez naturellement. Je fais les choses à ma sauce, priorité par priorité. Pour moi, tout est une question d’organisation. Une fois que cette organisation est en place, ça roule. »
Elle décrit surtout un sentiment de maîtrise retrouvé. « Je n’ai pas rencontré davantage de difficultés, au contraire. J’ai gagné en satisfaction et en tranquillité mentale. »
Cette autonomie lui permet aussi d’être plus flexible avec ses clients. Là où certaines relances pouvaient auparavant être guidées par des process internes, elle décide aujourd’hui du moment qu’elle juge le plus pertinent. « Si je sais que ma cliente est en week-end prolongé, je ne vais pas la relancer le lundi simplement parce qu’il faudrait théoriquement le faire à ce moment-là. Je sais que ce sera inutile, donc je vais le faire le mardi ou le mercredi. Aujourd’hui, je peux vraiment m’adapter à mes clients, avec une approche personnalisée. »
Est-ce que cela a aussi changé ta relation avec les candidats ?
Floriane a toujours accordé beaucoup d’importance à l’accompagnement candidat. L’indépendance lui permet néanmoins d’aller encore plus loin dans cette logique de suivi personnalisé.
« Récemment, un candidat m’a appelée à 21h30. S’il n’était disponible qu’à 22h30 et que son profil m’intéressait, ça ne me posait aucun problème d’échanger une demi-heure avec lui. Aujourd’hui, je peux encore davantage m’adapter à leurs disponibilités. »
Une disponibilité qu’elle associe directement à sa manière de concevoir le recrutement. « Je ne supporterais pas qu’un candidat garde une mauvaise expérience simplement parce que je ne lui ai pas répondu. J’ai envie de garder le contact avec eux, de leur dire : on a eu de beaux échanges, je n’ai peut-être pas le poste que vous voulez aujourd’hui, mais j’aimerais pouvoir vous positionner ailleurs demain. »
Pour elle, un entretien doit d’ailleurs rester avant tout un échange. « Les candidats me disent souvent qu’avec moi, c’est plus une discussion qu’un entretien où on te met la pression. Et je le prends comme un grand compliment. Pour moi, on est entre humains. Les réponses viennent naturellement, les échanges sont transparents et il n’y a pas besoin de créer du stress inutile. »
Pourquoi avoir choisi Achil plutôt que de te lancer complètement seule ?
Après une précédente expérience qui lui avait laissé une mauvaise image du fonctionnement en collectif, Floriane ne souhaitait initialement pas reproduire ce modèle.
« Quand on m’a parlé d’Achil, j’étais plutôt dans l’idée : l’indépendance oui, mais un collectif, plus jamais. » Ses premiers échanges lui font progressivement changer d’avis.
Elle découvre notamment l’accompagnement proposé au lancement. « Au début, j’étais un peu réticente à l’idée de suivre une formation pendant deux mois. Avec mon expérience, je me demandais pourquoi j’en avais besoin et j’ai même demandé à Audrey si on ne pouvait pas la raccourcir ! Finalement, elle est vraiment nécessaire. »
Au-delà du contenu du bootcamp, elle y voit aujourd’hui une étape importante pour intégrer le collectif. « C’est aussi essentiel pour la cohésion. On rencontre les autres personnes qui arrivent, on crée des liens et on entre réellement dans le collectif. »
Les outils comptent également dans son choix, mais Floriane insiste surtout sur la dimension humaine. « Ma marraine Achil (Julie Diaz) m’avait parlé de la transparence, de la bienveillance et de l’ambiance qui régnait dans le collectif. C’était extrêmement important pour moi. »
Et l’impression ressentie lors des premiers échanges se confirme rapidement. « Plus les entretiens avançaient plus je me disais : j’ai l’impression d’être à la maison. Il y a des personnes expertes sur leur métier, on ne se bat pas pour un poste ou pour un candidat et il y a une très bonne énergie. »
Qu’est-ce que le collectif t’apporte concrètement dans ton quotidien ?
Pour Floriane, l’intérêt d’un collectif ne se résume pas à avoir accès à des outils à un tarif préférentiel. « Ce n’est pas : je suis dans un collectif, je paye mon pack outils et je fais ma vie. Tu as vraiment envie de participer, de travailler et de mettre la marque en avant, même si tu développes ta propre activité. »
Elle évoque beaucoup l’énergie collective. « Il y a le partage, le fait d’être stimulée par l’énergie des autres. Sur Teams, ça répond toujours. Il y a des commentaires, des petits mots gentils, des gens qui félicitent les autres pour un placement. Il y a aussi énormément de partages d’expérience qui sont à mon sens une vraie valeur ajoutée. »
À cela s’ajoute un véritable sentiment d’appartenance, qu’elle ne pensait pas nécessairement retrouver en devenant indépendante. « Tu n’es pas dans une entreprise au sens classique du terme, mais tu as vraiment l’impression d’appartenir à quelque chose. On est là pour travailler, mais on sait aussi rigoler ensemble. Au bout de quelques mois, j’ai vraiment eu cette impression de grande équipe qui s’entraide. »
La confiance est également centrale. « Même quand tu as un sujet un peu plus personnel ou une période pendant laquelle tu es moins disponible, tu peux en parler sans avoir à te justifier. »
Enfin, le collectif lui permet de se concentrer davantage sur son coeur de métier. Rédaction et signature des mandats, facturation, recouvrement… toute la gestion administrative est prise en charge par Achil. « Ce sont exactement les choses que je n’aime pas faire ! Aujourd’hui, je peux dire à mon client que je vais lui envoyer son contrat dans la journée et généralement, il est prêt dans l’heure. Je trouve que le collectif fait vraiment tout pour faciliter notre quotidien. »
Elle apprécie également la disponibilité de l’équipe. « Quand tu as une question et que tu écris à quelqu’un du siège, tu as très rapidement une réponse. Ils sont très proches de nous. Pour des indépendants, je trouve que cet accompagnement fait une vraie différence. »
L’indépendance signifie-t-elle travailler moins ?
Pas vraiment, du moins pas dans la vision qu’en a Floriane. Cependant, elle ne cherchait pas à réduire la durée de ses journées mais à pouvoir s’organiser comme elle le souhaitait.
« Je savais que j’allais continuer à beaucoup travailler, mais en ayant la possibilité de prendre du temps pour moi quand j’en ai besoin. Par contre, je peux organiser mes horaires. Si j’ai besoin de faire quelque chose dans la journée, je n’ai pas à poser une demi-journée. La plupart du temps, je fais des journées normales comme si j’étais au travail… parce que c’est mon travail, tout simplement. »
Aujourd’hui, elle retrouve surtout une forme d’alignement qu’elle avait perdue. « J’espérais vivre ce début d’indépendance comme ça : donner tout ce que je peux donner, commencer à facturer et me prouver à moi-même que je pouvais le faire. »
Quelles sont les difficultés de l’indépendance qu’il ne faut pas sous-estimer ?
Un mot revient tout au long de l’échange : la discipline.
« L’indépendance, ce n’est pas se dire : maintenant je fais ce que je veux. Oui, tu fais ce que tu veux, mais tu n’as pas de salaire à la fin du mois si tu n’as pas travaillé… Pas de bras, pas de chocolat. »
Pour Floriane, l’autonomie n’est donc intéressante que si l’on est capable de s’imposer soi-même un cadre. « Il faut se demander : est-ce que je suis réellement capable d’être chez moi, de travailler tous les jours et de rester concentré comme je l’étais au cabinet ? Parce qu’au cabinet, tu es entouré et tu n’as pas vraiment le choix. »
Elle conserve ainsi des habitudes proches de celles qu’elle avait lorsqu’elle était salariée. « Je commence à travailler un peu avant 9h. Si je vais au sport et que je commence à 10h, très bien. Mais je ne vais pas me dire : j’ai un peu la flemme, je vais regarder une série et je verrai plus tard. »
L’autonomie commerciale est-elle indispensable pour devenir recruteur indépendant ?
Pour Floriane, c’est probablement l’un des principaux prérequis.
« J’ai toujours beaucoup prospecté, même quand nous avions des accords-cadres. J’aimais aller chercher de nouveaux clients, notamment ceux que personne n’avait encore travaillés, et j’aimais aussi toute la partie négociation. Quand on me disait qu’un client signerait plus facilement à 15 ou 16 %, mon réflexe était plutôt de me dire : je suis sûre que je peux lui vendre la mission à 18 %, voire à 20 %. C’était un challenge pour moi. »
Floriane a ainsi développé très tôt une vraie autonomie commerciale, avec l’habitude de défendre la valeur de son accompagnement. « Si je considère qu’un recrutement vaut 21 %, je vais expliquer au client pourquoi. Et si je sens que je peux closer à 20 ou 22 %, je vais le faire, même si on s’entend très bien. La relation commerciale n’empêche pas de défendre son travail. »
Elle reconnaît néanmoins que cette liberté implique aussi de savoir arbitrer. « Il y a forcément des cas particuliers. Une association ou une entreprise avec peu de budget, par exemple : est-ce que je préfère perdre la mission ou accepter de travailler à 18 % ? Il faut aussi savoir s’adapter. »
Elle rappelle aussi une réalité parfois oubliée lorsqu’on imagine le quotidien d’un recruteur indépendant : « Les clients ne viennent pas forcément vers toi. Ça peut arriver, bien sûr, mais tu ne peux pas construire ton activité en attendant que ça tombe tout cuit. »
« Tu peux adorer le recrutement, mais si le commercial te saoule, si appeler des prospects encore et encore est quelque chose que tu ne veux pas faire, pour moi ça va être très compliqué de devenir consultant en recrutement à ton compte. »
L’indépendance lui apporte néanmoins une liberté nouvelle dans cette dimension commerciale : celle de sélectionner progressivement les entreprises avec lesquelles elle souhaite travailler. « Avant, en cabinet, on te donnait des missions et tu les prenais. Aujourd’hui, j’espère pouvoir dire dans quelques mois : j’ai tellement de postes que je choisis mes clients. Je pense qu’à un moment donné, tu peux vraiment choisir les personnes avec lesquelles tu as envie de travailler. »
Comment savoir si l’on est prêt à devenir recruteur indépendant ?
Avoir de l’expérience en recrutement est important, mais cela ne suffit pas. Pour Floriane, réussir demande une combinaison assez simple à résumer, mais beaucoup plus exigeante à tenir dans la durée : autonomie, rigueur et goût du développement commercial.
« Il faut être prêt à avoir cette casquette commerciale puissance mille. Je ne parle même pas du recrutement parce que, normalement, si tu te lances, c’est que tu sais recruter et que tu aimes ça. Mais il faut vraiment être prêt à faire du business. » À cela s’ajoute la régularité. « Il faut de la rigueur dans ses process, dans ses horaires et dans le nombre d’heures qu’on consacre réellement à son activité. »
Et la discipline ne remplace pas totalement l’envie. « Tu peux être quelqu’un de très organisé mais ne pas avoir la motivation. Comme tu peux être extrêmement motivé mais incapable de te structurer. Pour moi, il faut vraiment les deux : autonomie ET discipline. »
Après près de 9 ans en cabinet, Floriane ne renie donc rien de son parcours. Au contraire : c’est précisément parce que ces années lui ont donné une méthode, une expertise commerciale et une solide organisation qu’elle estime avoir pu franchir le cap sereinement.
« Le cabinet a été une très, très bonne école. Mais aujourd’hui, je fais le même métier avec plus de satisfaction et de tranquillité mentale. Je travaille beaucoup, mais maintenant je sais pourquoi je le fais : je travaille pour moi, de la manière dont j’ai envie de travailler. »